Terres mers.
Je suis une fille des routes, tout m'appartient, l'eau, le feu, la terre, le ciel et quelques nuages m'accompagnent dans ma quete. Il arrive que je me perde, mais la verité appartient a ceux qui marchent. On ne dicte pas de trajectoire a suivre, de collines en plaines, de fjörds en déserts, le fossé se referme, on ne donne pas de manuel pour dicter comment vivre.
Elle sait comme la musique est en moi lorsque je marche, elle sait comme la vie est en moi lorsque mes pas s'enchaînent, elle seule connaît le rythme, elle seule connaît le dessin géométrique qui se trace sous moi lorsque sur le sol tout se déchaîne. C'est une mélodie qui entre la Terre et la Mère s'incline, qui prend vie dans mes racines et s'exhibe lorsque la brume sort dans son plus bel habit, quand la lune de sa presence honnore toute la galaxie, ultime, infinie, qui devant mes yeux s'affirme, s'abîme... La pluie s'immobilise lorsque des larmes coulent de mes yeux qui pourtant pétillent face a la beauté terrible de l'intemporelle Mère Nature, mes pas s'usent sur sa tendre structure, elle est entière, pleine et placide face au vide, ephemère, Reine et divine face aux crimes...
"quand tu marches, on dirait que tu fais attention a ne pas abimer le sol" merci

